Localisation géographique

La commune de Ndiognick est située au Sud de la région de Kaffrine, dans le département de Birkelane et dans l’arrondissement de Mabo. Elle couvre une superficie de 320 km2 et est limitée :
- Au Nord par la commune de Diamal,
- Au Sud par les communes de Mabo, de Ségré Gatta et de Mbeuleup
- À l’Est par la Commune de Kathiotte,
- À l’Ouest par les communes de Latmingué et Thiaré (région de Kaolack).
Composée de 56 villages officiels, abritant une population totale de 38 774 hbts, la Commune de Ndiognick a une densité moyenne de 121 hbts au km². Elle est principalement caractérisée par l’enclavement de son chef-lieu par rapport aux autres villages. En effet le village de Ndiognick n’est facilement accessible que par une piste qui le relie à la routenationale 1 à partir de Gamma (commune de Diamal).


Climat

De type soudano-sahélien, le climat est caractérisé par l’alternance de deux saisons : une saison des pluies qui dure 3 à 4 mois et une longue saison sèche de 8 à 9 mois. Située entre les isohyètes 700 et 800 mm, la pluviométrie qui s’étale de juin à octobre est très variable. Les hauteurs d’eau varient entre 964 mm en 2020 et 359,5 mm en 2014 avec une moyenne de 719,7 mm.
Les températures varient entre 22°C et 40°C. Avec une durée d’ensoleillement moyenne de onze (11) heures, les plus basses températures sont enregistrées en décembre et janvier et les plus élevées entre avril et juillet.
Les vents dominants sont : la mousson qui apporte les pluies et l’harmattan qui dure presque huit (08) mois avec une intensité qui entraine une dégradation physique des sols et l’ensablement des mares (érosion éolienne).



Relief et les sols

Le relief, essentiellement plat, comporte quelques zones dépressives composées de bas-fonds et vallées localisés dans la zone de Ndiognick. De nombreuses mares temporaires sont disséminées sur l’étendue de la commune, particulièrement dans les parties dépressionnaires. Les vastes plaines qui caractérisent le terroir ont en grande partie favorisé la prédominance de l’agriculture sur l’économie locale. Avec près de 80 % de terres cultivables, la commune de Ndiognick dispose de deux types de sols ainsi répartis :
- Les diors : 30 % ;
- Les deck-diors : 70 % ;
Les sols diors : très propices aux cultures céréalières et arachidières, ces sols font cependant l’objet d’une dégradation de plus en plus aigüe occasionnée par les érosions, surtout éoliennes, qui soustraient au sol tout son potentiel en éléments fertilisants. Leur appauvrissement progressif constitue l’une des principales causes de baisse des rendements. On les trouve à l’Est et un peu au Sud de la commune.
Les sols deck-diors : argilo-sablonneux, ces sols constituent une transition entre les diors et les decks et sont aptes à une large gamme de culture (mil, arachide, maïs, sorgho, manioc, …). Ils sont principalement localisés au Nord, au Centre et au Sud-Ouest de la commune.


Les ressources en eau

Elles sont composées pour Ndiognick, des eaux de surface et de celles souterraines. L’essentiel des eaux de surface est constitué des mares temporaires disséminées sur toute l’étendue du terroir. En hivernage, elles permettent l’abreuvement du bétail et la satisfaction de certains besoins domestiques (linge, vaisselle, bain, …). Les plus grandes mares subsistent généralement jusqu’en Novembre. Les eaux souterraines sont pour l’essentiel composées du maestrichtien, capté à 300 mètres par les forages de la commune. La nappe phréatique avec des profondeurs variant entre 45 et 60 mètres alimente les puits traditionnels de la commune. La nappe semi-profonde captée à moins de 200 mètres offre une eau généralement saumâtre.


Végétation et faune

La végétation de la commune de Ndiognick est composée d’espèces herbacées et ligneuses (arbustives et arborées). Le potentiel végétal relativement important est répertorié au niveau du parc agro forestier et des aires mises en défens. La strate arborée dominée par Adansonia digitata (baobab) et Cordyla pinnata (dimb) renferme d’autres espèces comme:
- Guiera senegalensis (nguer),
- Pilostigma reticulata (nguiguiss)
- Combretum micranthum (kenkéliba)
- Zyziphus mauririana (jujubier),
- Etc.
Les espèces herbacées, relativement diversifiées constituent l’essentiel des réserves fourragères. Elles sont principalement composées de :
- Digitaria ciliaris ;
- Plumbago zeylanica (djidj),
- Pennicetum pedicellatum (boop),
- Tacca involucrata (bara),
- Etc.
La faune recensée dans la commune est principalement composée de :
• Rongeurs (écureuils, lièvres, rats, …),
• Reptiles,
• Chacals.
Pour l’avifaune, on rencontre surtout des :
• Oiseaux granivores,
• Pigeons,
• Perdrix,
• Pintades.


Démographie et population

La population de la commune est de 38 774 habitants en 2021

Pyramide des âges de la commune de Ndiognick





Les ethnies sont principalement composées de Wolofs, Peulhs, Bambaras, Sérères et autres ainsi estimées :
- Wolofs 75%
- Peulhs 19%
- Bambaras 5%
- Sérères et autres 1%
L’islam est la religion pratiquée par la quasi-totalité de la population.


Les mouvements migratoires

Les mouvements migratoires au sein de la commune de Ndiognick enregistrent à la fois des flux d’immigration (entrées) et des flux d’émigration (sorties). Ils se manifestent à travers :
a)
l’exode rural
Ce phénomène s’explique essentiellement par le sous-emploi en saison sèche. En effet, certains jeunes de la localité se dirigent vers les grands centres pourvoyeurs d’emplois comme Dakar, Kaolack etc.
b)
la migration scolaire
Elle touche principalement les élèves et étudiants admis à poursuivre leurs études secondaires et supérieures. Ces derniers s’installent dans les collectivités avoisinantes où à Dakar. Cette proportion de jeunes élèves et étudiants semble très faible (5% environ de la population jeune).
c)
l’émigration internationale
L’émigration internationale concerne beaucoup plus les jeunes à la recherche de cieux plus cléments. Elle prend de plus en plus d’ampleur et permet de lutter pleinement contre la pauvreté. En effet, aujourd’hui une bonne partie des « modou – modou » résidant en Europe et participent considérablement aux initiatives de développement de la commune. Outres ces mouvements, des déplacements saisonniers sont observés avec le phénomène de transhumance pratiqué par les bergers peuls chargés de la conduite des troupeaux